Manifeste pour une mémoire épistémique (ou pourquoi il est important de créer une arche pour nos connaissances)

Depuis longtemps, j’ai toujours été fasciné par l’extrême diversité des formes que peut prendre le Grand Tout. Cette diversité se traduit par conséquent aussi par la grande richesse des connaissances humaines, et j’ai toujours pensé que le plus grand accomplissement de l’Humanité serait de connaître tout ce qu’il est possible de savoir sur l’Univers (ou même sur les univers s’il y en a plusieurs), même s’il s’agit d’un vœux pieux. par conséquent, je suis aussi inquiet face à la fragilité des connaissances que nous avons accumulés: le temps efface les traces du passé, les conflits réduisent les bibliothèques et les musées en cendres, les idéologies empêchent le développement de nouvelles idées, et les cycles de disparition et de renaissance des civilisations s’accompagnent souvent d’un oubli d’une partie du savoir accumulé. Le besoin de créer une mémoire épistémique pour palier à ce problème est donc pour moi une fatalité, et un combat de vie: il faut préserver du mieux que possible nos connaissances, non seulement parce que ce sont elles qui peuvent faire progresser l’humanité (techniquement, éthiquement, socialement…) mais aussi parce que nos connaissances sont les reflets de notre Univers, dont nous sommes les miroirs. Rassembler l’intégralité des connaissances, cela revient à créer un doublon virtuel de notre propre Univers. Préserver cette masse de connaissances, cela revient à rendre immortel tous ce que notre Univers contient d’éphémère. Et nous y compris…

Note: le fichier ci-dessus est un extrait du guide épistémologique publié en 2024: il concerne exclusivement la question de la préservation de la mémoire ainsi que la mise en place de capsules temporelles.

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