Les arches de connaissance – BONUS

Mode d’emploi intergénérationnel (MEIG)

Comment utiliser une mémoire de masse nanométrique (MMN) ? En 2041, cette technologie commence à se répandre à travers le monde, puisqu’elle permet de stocker des millions de Giga-octets, sur un volume équivalent à un disque dur du début du 21e siècle. Cette technologie est même employée dans les datacenters et dans les archives dans de nombreux pays, puisqu’elle permet un gain d’espace et d’énergie considérable. Néanmoins, est-ce que cette technologie sera toujours utilisés après plusieurs décennies ? Et surtout, en cas de catastrophe globale, comment fera-t-on par la suite pour utiliser cette technologie et lire le précieux contenu des archives actuelles ? La société XXX, fondée en Corée du Sud a décidé de remédier à ce problème de manière radicale, en s’attelant à la fabrication d’un mode d’emploi. Mais pas un simple mode d’emploi, un mode intergénérationnel appelé MEIG, destiné à être lu et compris même dans des millénaires. A première vue, le MEIG ressemble à n’importe quel manuel d’utilisation : il est en papier, il est écrit en plusieurs langues, et il comporte toute sorte de détails sur le fonctionnement d’une MMN. Cependant, le MEIG est un livret beaucoup plus épais qu’un manuel standard, puisque celui-ci comporte en préambule de nombreuses connaissances fondamentales en nanotechnologie, en programmation informatique, en génétique (le support à ADN est la méthode la plus répandue de MMN), en cryptographie, en linguistique ou encore en chimie. De plus, le MEIG contient toutes sortes d’informations pour construire une machine de lecture MMN-compatible. En théorie, même si demain, plus personne ne savait utiliser un support MMN, nos descendants pourrait recourir à ce MEIG pour acquérir cette technologie, à partir de zéro. Par ailleurs, le MEIG n’est pas exactement le genre de livret que l’on entrepose sur une étagère. L’entreprise XXX a mis les bouchés doubles pour que chaque exemplaire du MEIG résiste le plus longtemps possible au passage du temps. Chaque exemplaire est mis sous scellé, dans une boîte métallique fermée et étanche, permettant en principe au MEIG d’être imperméable à la corrosion et aux autres agressions naturelles externes. Des capsules comme celles-ci, ont été produites en plusieurs centaines d’exemplaires, et ont été dispersées partout dans le monde, en Asie, en Europe, en Amérique, en Afrique, en Océanie, et même en Antarctique. La plupart des emplacements choisis pour abriter ces capsules sont également suffisamment éloignées des régions urbaines, afin de garantir une protection maximale contre les catastrophes. Au vu du nombre d’exemplaire, la probabilité qu’au moins un exemplaire du MEIG parvienne entre les mains de nos descendants lointains n’est pas exactement faible.

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